Interview CENTRIMEX de Marseille Centrafrique Solidarité (mars 2026)

Interview CENTRIMEX de Marseille Centrafrique Solidarité (mars 2026)

  1. Si vous deviez présenter l’association MCS à quelqu’un qui ne la connaît pas, comment la décririez-vous en quelques

MCS est une association qui accompagne les Centrafricains dans la mise en place de projets à la fois sociaux et économiques, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la formation, de la protection des plus démunis ou encore de l’équipement. Au-delà du soutien apporté aux projets, notre vocation est aussi de renforcer la capacité des habitants à se prendre en charge durablement

2. En 20 ans d’association, y a-t-il une rencontre ou un événement au sein de MCS qui vous a particulièrement marqué et que vous aimeriez partager

Oui, plusieurs moments nous ont profondément marqués, mais la construction de l’école de Niakari reste sans doute l’un des plus symboliques. À cette occasion, nous avons mené des campagnes de sensibilisation auprès des familles pour encourager les parents à scolariser aussi leurs filles. Cet engagement a porté ses fruits puisque, aujourd’hui, l’école compte 70 % de filles, ce qui constitue un record national pour une école mixte.

Un autre moment très fort est survenu peu après l’ouverture de l’établissement. Des mamans sont venues rencontrer le directeur pour lui demander de mettre en place des cours d’alphabétisation, car elles souhaitaient elles aussi apprendre à lire et à écrire. Ces cours ont été organisés et ont rencontré un véritable succès.

3. Qu’est ce qui vous rend le plus fier lorsque vous regardez l’évolution et le parcours de ces jeunes ?

Ce qui nous rend particulièrement fiers, c’est d’avoir réussi à redonner de l’espoir en l’avenir aux filles orphelines que nous accompagnons depuis 2010. Aujourd’hui, chacune d’entre elles a construit un projet, qu’il soit professionnel, de formation ou de vie.

Parmi les aînées, l’une poursuit sa sixième année de médecine à Ouagadougou, au Burkina Faso. Une autre est en Master 1 de droit et a même reçu un prix d’excellence en licence. Deux jeunes filles viennent d’intégrer une école médicale pour devenir sage-femme et infirmière. Deux autres ont lancé un petit commerce de reliure et de couture.

Nous sommes également très touchés par les liens d’amitié et de solidarité qui se sont créés entre ces enfants. Ces relations se sont renforcées au fil du temps, notamment grâce aux regroupements mensuels que nous organisons avec leurs tuteurs et la coordinatrice.

4. En 2026, MCS fête ses 20 ans : Quel accomplissement symbolise le mieux, selon vous, le chemin parcouru? Quels sont vos projets pour la suite ?

Le chemin parcouru se reflète surtout dans les structures que nous avons mises en place au fil des années. Nous pensons d’abord à l’école de Niakari, qui accueille et forme 470 enfants. Nous pensons aussi aux enfants orphelins que nous accompagnons, actuellement 14 filles et 1 garçon, ainsi qu’au Centre de Santé et Maternité de Niakari. L’ouverture de l’antenne MCS à Bangui représente également une étape importante dans le développement de notre action.

Pour la suite, nous souhaitons rendre l’école plus autonome, en développant des activités génératrices de revenus qui pourraient être gérées par les parents d’élèves. Nous voulons aussi accompagner davantage de structures à Bangui, comme des centres de formation en restauration, couture ou informatique, ou encore des centres pour personnes en situation de handicap moteur. L’objectif est de les aider à se développer en les équipant et en les formant.

5. Le samedi 21 mars aprés-midi, vous organinisez l’événement des 20 ans de l’association: quel est le programme et quels temps forts souhaitez vous mettre en avant ?

De 14h30 à 15h30, un conte autour d’Edmond Dantès au Château d’If sera proposé aux enfants comme aux adultes, avec les conteuses de Parole et Merveilles et le Centre des Monuments Nationaux.

L’après-midi se poursuivra de 15h30 à 17h30 avec un marché artisanal centrafricain, une exposition consacrée à la Centrafrique, des ateliers pour enfants ainsi qu’une buvette.

Enfin, de 17h30 à 19h00, la journée se clôturera par un concert de gospel, mêlant répertoires américain et africain, avec les chorales Chœur en joie et Chœur sur la main.

6. Comment nos collaborateurs peuvent -ils vous aider ?

Il existe plusieurs façons de soutenir MCS. D’abord, en participant comme bénévoles à nos manifestations et aux actions que nous menons en France. Ceux qui souhaitent s’impliquer davantage peuvent aussi rejoindre le Conseil d’Administration de l’association.

Nous avons également besoin de relais pour faire connaître notre action : suivre MCS sur les réseaux sociaux, partager nos informations et contribuer à leur diffusion. Plus concrètement encore, nous serions ravis d’être accompagnés dans la gestion de nos outils de communication digitale, qu’il s’agisse de notre page Facebook, de notre site internet ou de la création d’un compte Twitter.

Enfin, nous cherchons aussi des personnes pouvant nous aider à produire des vidéos thématiques à partir des images que nous tournons en République centrafricaine.

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