Enlisée dans une guerre civile depuis décembre 2012, la République centrafricaine a le plus grand mal à sortir de la crise et connait, en parallèle d’une impasse humanitaire profonde, un désintéressement indéniable de la part des médias internationaux. En effet, la crise Centrafricaine a disparu du devant de l’actualité. Pourtant les conflits, aussi bien politiques que religieux, existent toujours.

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Il y a tout juste une semaine, plusieurs centaines de manifestants ont tenté d’envahir une base de l’ONU à Kaga Bandoro, au nord de la République centrafricaine (RCA), et un manifestant a été tué dans les affrontements avec les Casques bleus. Même si à Bangui, la capitale, la situation générale montre de réelles améliorations, cette manifestation est le témoignage du progrès très limité dans la résolution du conflit qui touche actuellement la République centrafricaine.

Les répercutions des affrontements entre ex-Seleka et anti-balakas sont elles aussi toujours présentes. Plus de 36 000 musulmans restent piégés dans des enclaves disséminées à travers le pays et, même si à l’approche du forum de réconciliation qui doit se tenir la semaine prochaine les tensions autour de ces enclaves tendent à s’apaiser, la situation humanitaire reste très préoccupante. Pour pallier cette impasse humanitaire certains décident de venir en aide aux populations dans le besoin, comme ce fut le cas pour le franciscain Stanislas Tatalé. Il veille sur plus de 200.000 réfugiés musulmans au sein de l’église Saint-­Martyr-de ­l’Ouganda depuis février 2014.

Pour en savoir plus:

http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20150411175639/actualite-afrique-crise-centrafricaine-centrafrique-attaque-contre-une-base-de-l-onu-dans-le-nord-un-manifestant-tu.html

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/08/en-centrafrique-un-pere-franciscain-veille-sur-les-refugies-musulmans_4611410_3212.html